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14e édition | DU 21 FÉVRIER AU 3 MARS 2013
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COPRÉSIDENTS D'HONNEUR 2012

Toots Thielemans

Toots Thielemans Pionnier de l'harmonica, Toots Thielemans a fait beaucoup pour donner à l'instrument des lettres de noblesse supplémentaires. S'il œuvre principalement dans l'univers du jazz, le Bruxellois d'origine n'hésite pas à franchir les frontières de la pop (Billy Joel, Julian Lennon…) et de la musique world (The Brasil Project…). Siffleur accompli et guitariste compétent, Thielemans manie l'harmonica avec la vitesse et la fluidité qu'on associe généralement aux saxophonistes.

Né en 1922 à Bruxelles, Jean « Toots » Thielemans se met à l'accordéon à trois ans ; ce n'est qu'une dizaine d'années plus tard qu'il découvre l'harmonica. Au milieu du siècle, il s'installe aux États-Unis, où il fait paraître l'album The Sound, en 1955, qui donne la mesure de son talent. Au début des années 1960, vivant temporairement en Suède, il enregistre l'album The Whistler and His Guitar, qui contient la populaire pièce Bluesette, qui deviendra un classique du genre.

On a pu aussi l'entendre au cinéma, par l'entremise de Quincy Jones, sur les trames de Midnight Cowboy, The Getaway ou Sugarland Express et, à la télé, au générique de l'éternelle émission pour enfants Sesame Street.

En 2009, il s'est vu remettre le Concertgebouw Jazz Award pour l'ensemble de son œuvre. Peu de temps avant, le vénérable musicien avait également été désigné jazz master par l'organisme américain National Endowment for the Arts.

En spectacle le jeudi 16 février à 20 h

Luc De Larochellière

Luc De Larochellière C'est en 1988 qu'on a vu apparaître ce grand gars aux cheveux longs, venu chanter une claque à la face de l'amère Amérique. Un premier disque, peut-être, mais déjà trois prix au Festival de la chanson de Granby en poche (Prix de l'auteur-compositeur-interprète, de la chanson primée et de la presse), raflés deux ans plus tôt. Vingt-et-un ans après, il nous offre (car c'est véritablement un cadeau !) Un toi dans ma tête, non seulement son 8e album qui lui a valu le Félix de l'auteur-compositeur de l'année 2010, mais aussi « un des plus beaux disques de la dernière décennie faits ici », pour reprendre les mots de Marie-Christine Blais dans La Presse.

Entre les deux, d'autres albums, mais aussi beaucoup de silence, parfois trop. Car il suffit d'assister à un de ses spectacles ou d'écouter un best of (par exemple Voix croisées, ses duos avec d'autres artistes comme Vigneault et Cabrel) pour se rendre compte à quel point il s'est enraciné dans la chanson québécoise, à quel point son œuvre nous a accompagnés durant ces 25 dernières années, par le biais de classiques comme Sauvez mon âme, Chinatown, Si fragile, Si j'te disais reviens, La route est longue, Ma génération, Cash City

Artiste aussi impliqué auprès de la relève de la chanson, récipiendaire d'une flopée de prix (ADISQ, dont Auteur-compositeur de l'année 1989, plusieurs Prix Socan, un Juno, etc., sans oublier des nominations aux Victoires de la musique, en France), collectionneur de disques or et platine, Luc De Larochellière est sans conteste une voix phare de notre chanson. Et s'il brille plus que jamais par sa simplicité, sa carrière n'en reste pas moins exemplaire et son œuvre, magnifique.

Dans le cadre de MONTRÉAL EN LUMIÈRE 2012, l’artiste participe au spectacle Ne me quitte pas, un hommage à Jacques Brel dont il signe aussi la mise en scène.

En spectacle le dimanche 26 février à 20 h

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