Toots Thielemans
Pionnier de l'harmonica, Toots Thielemans a fait beaucoup pour donner à l'instrument
des lettres de noblesse supplémentaires. S'il œuvre principalement
dans l'univers du jazz, le Bruxellois d'origine n'hésite pas à franchir
les frontières de la pop (Billy Joel, Julian Lennon…) et de la musique
world (The Brasil Project…). Siffleur accompli et guitariste compétent,
Thielemans manie l'harmonica avec la vitesse et la fluidité qu'on associe
généralement aux saxophonistes.
Né en 1922 à Bruxelles, Jean « Toots » Thielemans se met
à l'accordéon à trois ans ; ce n'est qu'une dizaine d'années
plus tard qu'il découvre l'harmonica. Au milieu du siècle, il s'installe
aux États-Unis, où il fait paraître l'album The Sound,
en 1955, qui donne la mesure de son talent. Au début des années 1960,
vivant temporairement en Suède, il enregistre l'album The Whistler and His
Guitar, qui contient la populaire pièce Bluesette, qui
deviendra un classique du genre.
On a pu aussi l'entendre au cinéma, par l'entremise de Quincy Jones, sur
les trames de Midnight Cowboy, The Getaway ou Sugarland Express
et, à la télé, au générique de l'éternelle
émission pour enfants Sesame Street.
En 2009, il s'est vu remettre le Concertgebouw Jazz Award pour l'ensemble de son
œuvre. Peu de temps avant, le vénérable musicien avait également
été désigné jazz master par l'organisme américain
National Endowment for the Arts.
En spectacle le jeudi 16 février à 20 h
Luc De Larochellière
C'est en 1988 qu'on a vu apparaître ce grand gars aux cheveux longs, venu
chanter une claque à la face de l'amère Amérique. Un premier
disque, peut-être, mais déjà trois prix au Festival de la chanson
de Granby en poche (Prix de l'auteur-compositeur-interprète, de la chanson
primée et de la presse), raflés deux ans plus tôt. Vingt-et-un
ans après, il nous offre (car c'est véritablement un cadeau !) Un
toi dans ma tête, non seulement son 8e album qui lui a valu
le Félix de l'auteur-compositeur de l'année 2010, mais aussi «
un des plus beaux disques de la dernière décennie faits ici »,
pour reprendre les mots de Marie-Christine Blais dans La Presse.
Entre les deux, d'autres albums, mais aussi beaucoup de silence, parfois trop. Car
il suffit d'assister à un de ses spectacles ou d'écouter un best of
(par exemple Voix croisées, ses duos avec d'autres artistes comme
Vigneault et Cabrel) pour se rendre compte à quel point il s'est enraciné
dans la chanson québécoise, à quel point son œuvre nous
a accompagnés durant ces 25 dernières années, par le biais
de classiques comme Sauvez mon âme, Chinatown, Si fragile,
Si j'te disais reviens, La route est longue, Ma génération, Cash City…
Artiste aussi impliqué auprès de la relève de la chanson, récipiendaire
d'une flopée de prix (ADISQ, dont Auteur-compositeur de l'année 1989,
plusieurs Prix Socan, un Juno, etc., sans oublier des nominations aux Victoires
de la musique, en France), collectionneur de disques or et platine, Luc De Larochellière
est sans conteste une voix phare de notre chanson. Et s'il brille plus que jamais
par sa simplicité, sa carrière n'en reste pas moins exemplaire et
son œuvre, magnifique.
Dans le cadre de MONTRÉAL EN LUMIÈRE 2012, l’artiste participe au spectacle Ne me quitte pas, un hommage à Jacques Brel dont il signe aussi la mise en scène.
En spectacle le dimanche 26 février à 20 h